samedi 7 août 2021

Un ancien de l'école nous fait partager ses souvenirs.

Georges Sanchette-Layris, ancien élève de Fénelon

Je suis né en 1937 à Gardonne.

En novembre 1944, mes parents et moi sommes venus habiter à Bergerac , à proximité de l'aérodrome.

Mon premier contact avec l'école Fénelon l'a été grâce à monsieur Maurice MESSEGUE qui est devenu un célèbre guérisseur.

Il était surveillant à l'école Fénelon après la guerre et a commencé à soigner des élèves, puis ce fut au tour des parents.

Le directeur, voyant cette affluence l'a viré.

En 1949, alors âgé de 12 ans, mes parents voyant mes mauvais résultats à l'école communale de la Conne à Bergerac, ont décidé de me mettre en pension complète dans cette école.

Le directeur était monsieur Descotte. Je me rappelle du nom de deux instituteurs,monsieur Delbecque, ancien militaire qui avait eu les deux jambes fracturées dans un saut en parachute et monsieur Ussel qui eut une fin tragique à sa retraite.

La discipline était rigoureuse. Au dortoir, si après 21 h nous faisions du chahut, les surveillants ne disaient rien, mais, à trois heures du matin, ils venaient nous réveiller pour faire, été comme hiver, le tour de la cour en pyjama pendant une heure.

Très souvent, il y avait deux heures de colle le jeudi .

Le matin, à tour de rôle, nous devions cirer les chaussures du directeur.

Pendant le repas de midi, (50 élèves environ) un de ceux qui lisaient le mieux devait lire un livre à haute voix, pendant que les autres mangeaient.Si bien que , souvent, quand c'était son tour de manger les plats étaient vides.

En plus, la nourriture n'était pas top....

Je suis resté pensionnaire trois mois.

Traumatisé par la discipline, mes parents ont décidé de me mettre demi-pensionnaire.

A 14 ans, j'ai quitté l'école pour travailler à la ferme avec deux certificats: le premier libre et le deuxième laïque.

Georges