lundi 11 avril 2022

Les portes ouvertes de l'école


 

Deux jeunes Ukrainiennes accueillies dans notre quartier par Jacques et Marie Terreaux

 s,
Jacques Terreaux est parti samedi 26 mars avec Magdaléna, infirmière franco-polonaise à la retraite comme interprète. 


Dès les premiers jours de la guerre, très bouleversé par les images du conflit et l'exode massif qui s'en suivit, Jacques quitta Bergerac pour la frontière POLOGNE/UKRAINE. La  voiture était pleine de  denrées de premières nécessités 
à destination des soldats ukrainiens: produits d'hygiène pour les jeunes mamans, couches pour les bébés jusqu'au 3e âge mais surtout des kits chirurgicaux pour suturer des plaies et les panser. Jacques remercie encore les infirmières qui lui ont permis de récolter tout ce matériel hospitalier.

Tout ce matériel fut livré dès leur arrivée à la frontière, un petit fourgon à destination de l'Ukraine les attendait


Comme convenu avec son épouse Marie, il est revenu lundi 4 avril avec deux jeunes Ukrainiennes, Nastia et Luda.

Je les ai rencontrées hier et vous propose de partager notre entretien dans cet article.


Luda est une jeune femme
de 38 ans, elle habitait à Chernihiv, ville située sur la rive droite de la Desna, à 131 km au nord de Kiev .

 Cela faisait un mois qu'elle vivait en grande partie dans un sous-sol pour se protéger des raids aériens.


Nastia, elle, a 42 ans. Elle vivait dans un petit village à 40 km de Kiev.

Au cours de cette même période, elle a vécu seule dans sa maison. Elle raconte les murs qui tremblaient  à chaque attaque de l'aviation russe, et l'angoisse de voir le toit s'effondrer, le manque de nourriture. 

Elles parlent des nuits sans sommeil avec le bruit des bombes qui explosent.


 

Les parents de Luda vivent maintenant dans un petit village. Elle s'inquiète pour eux car il n'y a plus de moyen de communications, plus de possibilité de se connecter car plus d'électricité. Les seuls renseignements sont les messages officiels diffusés à la télévision. 

Son frère est mobilisé dans l'armée pour défendre sa patrie. Elle s'inquiète beaucoup pour lui.

La maison du père de Nastia a été totalement détruite. Il vit maintenant chez son fils, le frère de Nastia, à Kiev.

Actuellement, elles ont un permis de séjour de 6 mois renouvelable pendant 3 ans.


Elles sont inscrites à pôle emploi et voudraient apprendre notre langue et trouver du travail.

Tout en exprimant leur gratitude à Marie et Jacques, elles ne cessent de penser à tous les Ukrainiens qui n'ont pas la même chance qu'elles.

 Françoise JEZEQUEL

samedi 7 août 2021

Un ancien de l'école nous fait partager ses souvenirs.

Georges Sanchette-Layris, ancien élève de Fénelon

Je suis né en 1937 à Gardonne.

En novembre 1944, mes parents et moi sommes venus habiter à Bergerac , à proximité de l'aérodrome.

Mon premier contact avec l'école Fénelon l'a été grâce à monsieur Maurice MESSEGUE qui est devenu un célèbre guérisseur.

Il était surveillant à l'école Fénelon après la guerre et a commencé à soigner des élèves, puis ce fut au tour des parents.

Le directeur, voyant cette affluence l'a viré.

En 1949, alors âgé de 12 ans, mes parents voyant mes mauvais résultats à l'école communale de la Conne à Bergerac, ont décidé de me mettre en pension complète dans cette école.

Le directeur était monsieur Descotte. Je me rappelle du nom de deux instituteurs,monsieur Delbecque, ancien militaire qui avait eu les deux jambes fracturées dans un saut en parachute et monsieur Ussel qui eut une fin tragique à sa retraite.

La discipline était rigoureuse. Au dortoir, si après 21 h nous faisions du chahut, les surveillants ne disaient rien, mais, à trois heures du matin, ils venaient nous réveiller pour faire, été comme hiver, le tour de la cour en pyjama pendant une heure.

Très souvent, il y avait deux heures de colle le jeudi .

Le matin, à tour de rôle, nous devions cirer les chaussures du directeur.

Pendant le repas de midi, (50 élèves environ) un de ceux qui lisaient le mieux devait lire un livre à haute voix, pendant que les autres mangeaient.Si bien que , souvent, quand c'était son tour de manger les plats étaient vides.

En plus, la nourriture n'était pas top....

Je suis resté pensionnaire trois mois.

Traumatisé par la discipline, mes parents ont décidé de me mettre demi-pensionnaire.

A 14 ans, j'ai quitté l'école pour travailler à la ferme avec deux certificats: le premier libre et le deuxième laïque.

Georges 

 

mardi 6 juillet 2021

Départ à la retraite de Véronique Coutou

 


C'est avec beaucoup d'émotion qu'anciens et nouvelle équipe ont fait la fête autour de Véro. Elle le méritait grandement! 


 

L'école perd une belle personne, sérieuse dans son travail, joyeuse en tout moment, présente en cas de difficulté.

Néanmoins, le futur s'annonce bien: du côté de l'école, Véro reste disponible pour accompagner les enseignants dans leurs projets, elle est aussi mamie de trois adorables petits-enfants élèves de Fénelon-Guy.

Pour le groupe des retraités arrive un boute-en-train qui n'a pas fini de nous faire rire.

Alors, pour ceux qui en ont envie, voici un petit diaporama des festivités.

Merci Jean-Loup pour les photos.

 


 

 

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